Sous la treille où la clématite
Disperse ses flèches d'argent,
En avril, par un ciel changeant,
Nous irons tous deux, ma petite.
La chanson qui descend des nids,
Le parfum qui monte des roses
Enlaceront nos cœurs moroses
Dans des bercements infinis.
Et, peut-être, sous le ciel bleu
Où tout est tendresse, où tout aime,
Tu sentiras enfin, toi-même,
Le désir de m'aimer un peu !