Tu ne savais donc pas comme je t'eusse aimée,
De quel culte fervent j'eusse adoré tes pas,
Dans quel monde d'amour je t'aurais enfermée !
Non ! pour m'avoir trahi tu ne le savais pas !
Cruelle, que veux-tu maintenant que je fasse
De ce torrent d'amour qui me brûle le cœur
Tout le sang qu'il contient remonte à la surface
Et crie au ciel ton nom implacable et vainqueur !
Le vide est devant moi : c'est une chose affreuse
Qu'un rêve qui vous prend et qui vous brise après.
Pour meurtrir à ce point mon âme douloureuse,
Tu ne sais pas encor comme je t'aimerais !