Skip to content
1882

[no title]

Armand SILVESTRE

Tu ne savais donc pas comme je t'eusse aimée, De quel culte fervent j'eusse adoré tes pas, Dans quel monde d'amour je t'aurais enfermée ! Non ! pour m'avoir trahi tu ne le savais pas !

Cruelle, que veux-tu maintenant que je fasse De ce torrent d'amour qui me brûle le cœur Tout le sang qu'il contient remonte à la surface Et crie au ciel ton nom implacable et vainqueur !

Le vide est devant moi : c'est une chose affreuse Qu'un rêve qui vous prend et qui vous brise après. Pour meurtrir à ce point mon âme douloureuse, Tu ne sais pas encor comme je t'aimerais !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
[no title] · Armand SILVESTRE · Poetry Cove