De votre première toilette
Sur mon cœur porter un lambeau,
Et baiser chaque violette
Qui fleurissait votre chapeau ;
Près des reliques où se leurre
L'ivresse de mes yeux ravis,
Revivre éternellement l'heure,
L'heure charmante où je vous vis ;
Sur un de ces riens que peut-être
Vous accorderiez à mes vœux
Boire le parfum de votre être,
De vos seins et de vos cheveux ;
Bien que vous me soyez rebelle,
Me sentant à jamais soumis,
O la plus chère, ô la plus belle,
Ce rêve-là m'est bien permis !