L'amour qui me ravit tour à tour et m'effare
De flux et de reflux trouble mon cœur amer.
Ta Beauté, devant moi, s'éclaira comme un phare
Et brille sur mes jours comme un feu sur la mer.
Dans la Nuit où je vais, celle flamme allumée
Tient sur elle fixés mes regards éperdus.
Montre-t-elle un abime à ma route charmée ?
Est-ce une étoile au seuil des Paradis perdus ?
Qu'elle annonce pour moi le salut ou le gouffre,
J'accours à sa clarté et te livre mes jours,
Astre doux et charmant, femme par qui je souffre,
Perdu sur l'océan des dernières amours !