Pourquoi m'avoir donné ce que tu m'as repris ?
C'est d'un cœur moins léger et plus sûr de soi-même
Qu'on devrait seulement dire ces mois : je t'aime !
Les plus sacrés de tous à qui connaît leur prix.
Qui les traite en ce monde avec un tel mépris
Est infâme et qui ment, en les disant, blasphème.
Pourquoi m'avoir donné cette ivresse suprême
Pour l'arracher après de mon cœur trop épris ?
Va ! je ne t'en veux pas. D'un bonheur éphémère
Je porte le regret et la mémoire amère
D'un cœur ferme et que rien ne peut faire ployer.
Qu'importe qu'en saignant ma blessure se creuse !
Je ne veux rien de toi que te savoir heureuse
Et ne demande rien au temps que d'oublier !