Lorsque le printemps reviendra,
Sonnant l'oubli des jours moroses
Pour toi, ce ne sont pas des roses
Qu'au jardin ma main cueillera.
Mais, pour rappeler la toilette
Du premier jour où je te vis
Et qui charma mes yeux ravis,
Je chercherai la violette.
C'est la seule fleur que je veux
Pour te revoir toute pareille ;
El, comme la grappe à la treille,
Je la pendrai dans les cheveux !