Skip to content
1882

[no title]

Armand SILVESTRE

Il n'est de jours heureux que ceux où je te vois. Tous les autres pourraient s'effacer de ma vie, Sans que d'un seul regret leur lenteur fût suivie Vivre c'est te revoir ! C'est entendre la voix !

C'est respirer, plus doux que le souffle des bois, Le souffle de ta lèvre où mon âme est ravie ; C'est mourir lentement sous l'implacable envie De poser les pieds nus sur mon cœur aux abois.

Tout le reste n'est plus que mensonge et fumée. L'univers se résume en Toi, ma bien-aimée. Ma terre est sur ta bouche et mon ciel dans tes yeux ! En Toi seule commence et finit tout mon rêve.

Ton regard me le rend ; ton sourire l'achève, Et, dans les bras, je sens en moi l'âme des Dieux !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
[no title] · Armand SILVESTRE · Poetry Cove