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1870

IX

Armand SILVESTRE

La nuit chemine et, sur ses pas silencieux, La poussière d'argent des astres s'est levée Tout le long de la route éternelle des cieux : — Vous gravirez ainsi la colline élevée

Où fleurit mon espoir comme un lis ténébreux, Vierge au pas indolent que mon âme a rêvée, Et, quand sur les sommets vous serez arrivée, Des étoiles luiront sous vos pieds amoureux.

Car le jour m'a brûlé de feux que je recèle, Pour garder à la nuit sa jalouse étincelle Et porter à la Mort un baiser surhumain… — Cependant qu'elle vit, ma douce bien-aimée,

Seuls vous baisez tout bas sa robe parfumée, Grands bois agenouillés le long de son chemin !

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IX · Armand SILVESTRE · Poetry Cove