Skip to content
1872

IV

Armand SILVESTRE

Ah ! si l'Étoile de la Mort, A ses propres feux consumée, N'est plus l'hôtesse accoutumée Du souvenir et du remord,

Où fuirai-je, si l'étendue S'ouvre à mon vol sans le fermer, S'il me faut à jamais t'aimer, Toi qui m'es à jamais perdue ?

Toi qui passes, rayonnes, luis Et fais vivant ce que tu touches, Lumière de mes yeux farouches, Où fuirai-je, si tu me fuis ?

Où s'en va le vent qui m'emporte Où gît le repos de mon cœur, Puisque, sur ton chemin vainqueur, L'Étoile de la Mort est morte !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
IV · Armand SILVESTRE · Poetry Cove