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1871

III

Armand SILVESTRE

N'espère pas que tu l'apaises, Le désir qui brûle mes reins : Je fuis les bras dont tu m'étreins Et la bouche dont tu me baises.

Les serpents jetés aux fournaises Des lourds trépieds pythoniens, En des tourments pareils aux miens, Se tordaient, vivants, sur les braises.

Je suis comme un cerf aux abois Qui, par la plaine et par les bois, Emporte, en bramant, ses blessures. Tourne vers moi tes yeux ardents :

Ouvre ta lèvre, — à moi tes dents ! — Plus de baisers, mais des morsures.

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