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1893

IV

Albert SAMAIN

Les grands Jasmins épanouis Vibrent dans les chaudes ténèbres… Seuls, les Parfums régnent, funèbres, Sur les jardins évanouis.

La phalène en silence vers La flamme d'or se précipite. Dans l'obscurité qui palpite Tes yeux verts rêvent, grands ouverts.

Tes yeux verts, ô ma Bien-Aimée, Rêvent dans l'ombre parfumée D'affreux supplices pour les cœurs ; Et ton nez irrité respire

Dans l'étouffement des odeurs Des fêtes sanglantes d'empire !

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IV · Albert SAMAIN · Poetry Cove