Voici les vieux métiers : le cuir, le fer, le bois,
La chanson d'établi dans les copeaux éclose ;
Le marteau sur l'enclume, et le fer chaud qu'on pose,
Et cet osier qui court flexible entre les doigts.
Ah ! Vivre ici pareil au ciel changeant des mois ! …
La ville a pour ceinture un clair jardin de roses
Ah ! Vivre ici parmi l'innocence des choses,
Près de la bonne terre, et loin des tristes lois.
Ô songe d'une vie heureuse et monotone !
Bon pain quotidien ; lait pur ; conscience bonne ;
Simplicité des cœurs levés avant le jour…
Oui, mais qui sait, hélas ! Peut-être quels mystères
Même ici, trame, aux nuits d'orage et d'adultères,
Ce vieux couple éternel, l'avarice et l'amour ?