Skip to content
1893

III

Albert SAMAIN

Lune de cuivre — Parfums lourds… Comme des lampes sous un dôme Les astres brûlent ; l'heure embaume ; Les fleurs dorment dans le velours.

L'âme en langueur des jardins sourds Exhale d'étouffants arômes. L'eau des porphyres polychromes Dans les bassins pleure, toujours.

Nulle ombre de feuille qui bouge. Seule, ta lèvre éclate, rouge, A la flamme du haut flambeau ; Et tu sembles, dans l'air nocturne.

Dure et fatale comme l'urne Impénétrable d'un tombeau.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
III · Albert SAMAIN · Poetry Cove