Skip to content
1890

LE FOUJI-YAMA

Camille SAINT-SAËNS

La solitude sied à l’âme endolorie Lasse de tout plaisir et veuve du bonheur Qui n’a plus rien à craindre et se sent aguerrie Contre l’âpre destin par l’excès du malheur.

Vous qui souffrez et qui pleurez, n’ayez pas peur D’être seuls ; de vos maux il se peut que l’on rie Si vous vous asseyez près du joyeux viveur, Et la foule banale est aux lieux où l’on prie.

Ce mont fut un volcan : le temps l’a dévasté, Il est éteint. Les jours sont passés, où la lave Le long de ses beaux flancs ruisselait comme un gave. Maintenant revêtu d’immortelle beauté,

Seul dans le ciel, géant de neige à l’aspect grave, Il n’est plus que silence et qu’immobilité.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
LE FOUJI-YAMA · Camille SAINT-SAËNS · Poetry Cove