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1890

CHARLES GOUNOD

Camille SAINT-SAËNS

Son art a la douceur, le ton des vieux pastels. Toujours il adora vos voluptés bénies, Cloches saintes, concert des orgues, purs autels : De son œil clair il voit les beautés infinies.

Sur la lyre d’ivoire, avec les Polymnies, Il dit l’hymne païen, cher aux Dieux immortels. « Faust » qui met dans sa main le sceptre des génies Égale les Juans, les Raouls et les Tells.

De Shakspeare et de Goethe il dore l’auréole ; Sa voix a rehaussé l’éclat de leur parole : Leur œuvre de sa flamme a gardé le reflet. Échos du mont Olympe, échos du Paraclet

Sont redits par sa Muse aux langueurs de créole : Telle vibre à tous vents une harpe d’Éole.

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CHARLES GOUNOD · Camille SAINT-SAËNS · Poetry Cove