Ainsi j'ai musardé, musardisé, musé,
Sans croire qu'aux lauriers pour moi fussent des branches,
Et sans être aussi sûr que Monseigneur d'Avranches
Qu'un mot comme musard vînt de Masa, Musæ.
Ainsi j'ai soupiré, flûté, cornemusé,
Sans savoir que parfois sur des jeux tu te penches,
O Muse ! et que tu prends tout d'un coup des revanches
Lorsqu'on pense avec toi ne s'être qu'amusé.
Je jouais, pour user ma jeunesse trop neuve,
En attendant de jour prédit par Sainte-Beuve
Où survit au musard un homme avantageux.
Je jouais… puis : « Vivons ! » dis-je, en fermant ce livre.
Mais la Muse habitait dans le nom de mes jeux ;
Et sans elle à présent je ne saurais plus vivre.