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1883

Les Yeux morts

Maurice ROLLINAT

De ses grands yeux chastes et fous Il ne reste pas un vestige : Ces yeux qui donnaient le vertige Sont allés où nous irons tous.

En vain, ils étaient frais et doux Comme deux bluets sur leur tige ; De ses grands yeux chastes et fous Il ne reste pas un vestige.

Quelquefois, par les minuits roux Pleins de mystère et de prestige, La morte autour de moi voltige, Mais je ne vois plus que les trous

De ses grands yeux chastes et fous !

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