Skip to content
1899

Le Saule

Maurice ROLLINAT

Tout à l'heure, sous les éclats Et les souffles de la tempête, Le saule brandillait sa tête, Et l'étang cognait ses bords plats.

Avec de mortelles alarmes, Par ce vent, ces rumeurs, ces feux, L'arbre tordait ses longs cheveux Sur l'eau qui balayait ses larmes.

Calme, à présent, l'étang reluit, Le ciel illumine la nuit, Et, sans qu'une brise l'effleure, Le Narcisse des végétaux

Admire encore dans les eaux Sa figure verte qui pleure.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Le Saule · Maurice ROLLINAT · Poetry Cove