Skip to content
1883

Le Maniaque

Maurice ROLLINAT

Je frissonne toujours à l'aspect singulier De certaine bottine ou de certain soulier. Oui, (que pour me railler vos épaules se haussent !) Je frissonne : et soudain, songeant au pied qu'ils chaussent,

Je me demande : « Est-il mécanique ou vivant ? » Et je suis pas à pas le sujet, l'observant, Et cherchant l'appareil d'acier qui se dérobe Sous le pantalon fin ou sous la belle robe ;

Et dès qu'il a relui, maniaque aux abois, Dans le cuir élégant je flaire un pied de bois.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Le Maniaque · Maurice ROLLINAT · Poetry Cove