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1877

LA VIPÈRE

Maurice ROLLINAT

Pauvre serpent, montre ta tête Aplatie et triangulaire. Par ce soleil caniculaire Dors en paix, formidable bête !

Tu siffles comme une tempête, Mais j'ai pitié de ta colère. Pauvre serpent, montre ta tête Aplatie et triangulaire !

C'est bien doux qu'ici je m'arrête : Sans te bénir, je te tolère, Car aujourd'hui l'amour m'éclaire, Et j'en ai l'âme toute en fête.

Pauvre serpent ! montre ta tête !

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LA VIPÈRE · Maurice ROLLINAT · Poetry Cove