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1899

La Veuve

Maurice ROLLINAT

Hélas oui ! longtemps, son malheur Lui fut prédit par ses alarmes. Mais, par ce temps ensorceleur De bruine dans la chaleur,

Elle pose un peu sa douleur Comme un soldat pose ses armes. De l'azur moite il pleut des charmes ! L'arc-en-ciel étend ses couleurs

Sur la molle extase des fleurs, De l'eau, des frênes, et des charmes. Et, tendrement, aux longs vacarmes Des oiseaux plaintifs et siffleurs,

La veuve sourit dans les pleurs Au soleil qui luit dans les larmes.

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La Veuve · Maurice ROLLINAT · Poetry Cove