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1877

LA MORTE

Maurice ROLLINAT

Je viens d'enterrer ma maîtresse, Et je rentre, au déclin du jour, Dans ce gîte où la mort traîtresse A fauché mon dernier amour.

En m'en allant au cimetière Je sanglotais par les chemins, Et la nature tout entière Se cachait le front dans les mains.

Oh ! oui ! la nature était triste Dans ses bruits et dans sa couleur ; Pour un jour, la grande Égoïste Se conformait à ma douleur.

La prairie était toute pleine De corneilles et de corbeaux, Et le vent hurlait dans la plaine Sous des nuages en lambeaux.

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LA MORTE · Maurice ROLLINAT · Poetry Cove