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1877

LA GUEULE

Maurice ROLLINAT

O fatale rencontre ! au fond d'un chemin creux Se chauffait au soleil, sur le talus ocreux, Un reptile aussi long qu'un manche de quenouille. Mais le saut effaré d'une pauvre grenouille

Montrait que le serpent ne dormait qu'à moitié ! Et je laissai, l'horreur étranglant ma pitié, Sa gueule se distendre et, toute grande ouverte, Se fermer lentement sur la victime verte.

Puis le sommeil reprit le hideux animal. La grenouille, c'est moi ! Le serpent, c'est le mal !

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LA GUEULE · Maurice ROLLINAT · Poetry Cove