Skip to content
1883

L'Ange gardien

Maurice ROLLINAT

Archange féminin dont le bel œil, sans trêve, Miroite en s'embrumant comme un soleil navré, Apaise le chagrin de mon cœur enfiévré, Reine de la douceur, du silence et du rêve.

Inspire-moi l'effort qui fait qu'on se relève, Enseigne le courage à mon corps éploré, Sauve-moi de l'ennui qui me rend effaré, Et fourbis mon espoir rouillé comme un vieux glaive.

Rallume à ta gaîté mon pauvre rire éteint ; Use en moi le vieil homme, et puis, soir et matin, Laisse-moi t'adorer comme il convient aux anges ! Laisse-moi t'adorer loin du monde moqueur,

Au bercement plaintif de tes regards étranges, Zéphyrs bleus charriant les parfums de ton cœur !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
L'Ange gardien · Maurice ROLLINAT · Poetry Cove