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1899

Coucher de soleil

Maurice ROLLINAT

Le soleil sur les monts s'écroule, S'empourpre, et, graduellement, Rétrécit son rayonnement, Toujours plus se ramasse en boule.

Sa grande âme presque exhalée, De ses derniers soupirs de feu Rougit la côte et le milieu De la solitaire vallée.

Et quand il s'éteint, descendu Sur un roc lierreux et fendu, Taché de noir comme les marbres, Il figure, brûlant les yeux,

Un saint sacrement monstrueux Qui saigne parmi des troncs d'arbres.

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Coucher de soleil · Maurice ROLLINAT · Poetry Cove