Très défuntes sont les maisons patriciennes
Et très dorénavant closes dans du silence
Parmi des quartiers froids, en des villes anciennes,
Où les pignons, pris d'une inerte somnolence,
Ne voient plus rien de grand, dans le soir diaphane,
Qui descende sur eux du soleil qui se fane ;
Et, pour fleurir le deuil de ces vieilles demeures
Qui sont les tombeaux noirs des choses disparues,
Seul le carillon lent sème tous les quarts d'heures
Ses lourdes fleurs de fer dans le vide des rues !