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1891

XVI

Georges RODENBACH

La lune dans le ciel nocturne s'étalait Comme un sein chaste et nu, sein de bonne nourrice Tendu pour les songeurs de qui c'est le caprice De boire sa clarté blanche comme du lait.

Et c'est assez pour me nourrir. De quoi me plains-je ? Surtout que je m'endors sur ce grand sein les soirs De tristesses et de recommencements noirs… Et le ciel tout autour a des fraîcheurs de linge.

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