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1891

XIII

Georges RODENBACH

Les cloches dans le ciel ont assez de nuances En pleurant les décès, pour chanter les naissances ; Les cloches, ce mobile et divin truchement, Versant comme des pleurs sur un enterrement,

Effeuillant comme des bouquets sur les baptêmes. — Urnes de lilas blancs ! — urnes de chrysanthèmes ! — Tantôt on y perçoit les bruits d'un corbillard Qui s'en irait dans la banlieue et le brouillard ;

Puis, à d'autres moments, oscillant en mesure Sous les nuages blancs en rideaux de guipure, Les cloches, dorlotant les cœurs d'enfants nouveaux Ont le balancement musical des berceaux !

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