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1896

VII

Georges RODENBACH

Souvent on voit des mains qui sont faibles et lasses D'avoir voulu cueillir trop de roses ou d'âmes ; Elles pendent le long du corps comme des rames, Et ce n'est que du silence qu'elles déplacent

En remuant, de temps en temps, dans l'air à peine ! Mains qui voudraient un peu s'amarrer à la rive, Mais que la vie, au fil de son courant, entraîne, Mains sans espoirs et sans désirs, à la dérive…

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