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1896

V

Georges RODENBACH

Le ciel est gris ; mon âme est grise ; Elle se sent toute déprise, Elle se sent un parloir nu ; Car le soir, ce soir, m'est venu

Comme un commencement de crise. La pendule ourle de minutes Le silence de la maison ; Ô soir, quel est donc le poison

Que parmi tes crêpes tu blutes, Pour que j'aie encor ces rechutes ? Couchant de cendre refroidie ; Crépuscule d'âme indistinct ;

Mal du soir qui si mal m'atteint Que c'est comme une maladie, Et rien d'humain n'y remédie.

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