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1891

III

Georges RODENBACH

Oui ! C'est doux ! C'est la chambre, un doux port relégué Où mon rêve, lassé de tendre au vent ses voiles, Dans le miroir tranquille et pâle s'est cargué. Las ! Sans plus espérer des sillages d'étoiles,

Et des départs vers des îles, mon rêve dort Dans le profond miroir, comme en un canal mort ; Et faut-il désirer un coup de vent qui chasse En pleine mer, cette âme à l'ancre dans la glace ?

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