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1896

I

Georges RODENBACH

Le soir descend dans les vitres et les submerge… Un rayon y vacille un moment comme un cierge, Dernier cierge frileux des vêpres terminées ! L'ombre déferle ; on ne sait quoi chavire en elles ;

Les ultimes clartés sont vite éliminées, Et c'est comme un sommeil délayant des prunelles. Clair-obscur ! Douloureux combat de la Lumière Et de l'Ombre, parmi les vitres — non moins beau

Que le même conflit dans le ciel et dans l'eau, Quand le soleil n'est plus qu'une rose trémière Qui s'effeuille parmi le déluge du soir. Et les vitres, dernier champ clos du crépuscule,

Où l'Ombre a poursuivi le Couchant et l'accule, Luisent, à cause d'eux, d'un adieu jaune et noir.

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