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1873

[no title]

Arthur RIMBAUD

Platebandes d'amaranthes jusqu'à L'agréable palais de Jupiter. — Je sais que c'est Toi, qui, dans ces lieux, P[ère,] Mêles ton Bleu presque de Sahara !

Puis, comme rose et sapin du soleil Et liane ont ici leurs jeux enclos, Cage de la petite veuve !… Quelles

Troupes d'oiseaux ! o, ia io, iaio !… — Calmes maisons, anciennes passions ! Kiosque de la Folle par affection. Après les fesses des rosiers, balcon

Ombreux et très bas de la Juliette. — La Juliette, ça rappelle l'Henriette, Charmante station du chemin de fer, Au cœur d'un mont, comme au fond d'un verger

Où mille diables bleus dansent dans l'air ! Banc vert où chante au paradis d'orage, Sur la guitare, la blanche Irlandaise. Puis, de la salle à manger guyanaise,

Bavardage des enfants et des cages. Fenêtre du duc qui fais que je pense Au poison des escargots et du buis Qui dort ici-bas au soleil. Et puis

C'est trop beau ! trop ! Gardons notre silence. — Boulevart sans mouvement ni commerce, Muet, tout drame et toute comédie, Réunion des scènes infinie,

Je te connais et t'admire en silence.

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