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1872

Je préfère sans doute …

Arthur RIMBAUD

Je préfère sans doute, au printemps, la guinguette Où des marronniers nains bourgeonne la baguette, Vers la prairie étroite et communale, au mois De mai. Des jeunes chiens rabroués bien des fois

Viennent près des Buveurs triturer des jacinthes De plate-bande. Et c'est, jusqu'aux soirs d'hyacinthe, Sur la table d'ardoise où, l'an dix-sept cent vingt, Un diacre grava son sobriquet latin

Maigre comme une prose à des vitraux d'église, La toux des flacons noirs qui jamais ne les grise.

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