Crois-tu que mon cœur amer
Pleure ses vieilles étoiles
Et l'haleine de la mer
Dont ma nef gonflait ses toiles,
Et qu'en voyant mes agrès
Replier leurs ailes lentes,
Je songe avec des regrets
Aux grandes vagues hurlantes ?
Non, je ne regrette point
Un seul de mes anciens rêves.
Je ne montre pas le poing
Au port dormant dans les grèves.
Dût sa vase m'engloutir,
J'y reste, près de la berge.
Je veux bien mourir martyr,
Mais je ne mourrai pas vierge,