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1894

POST-SCRIPTUM

Jean RICHEPIN

Non, les chansons du vent et les chansons des vagues À qui sait leur ouvrir son cœur, ne sont pas vagues ; Cette mer impassible, elle connaît l’émoi ; Elle plaint, et console, et guérit, maternelle ;

Elle fait pour tous ceux qui s’épanchent en elle Ce qu’elle a fait pour moi ; Mais il ne sied pas, fût-ce en confidences vagues, Que soit prostitué ce que m’ont dit les vagues

Ni ce que je leur ai conté dans mon émoi ; Et les plus doux accents de la mer maternelle, Et les pleurs les plus fous que j’ai versés en elle. Je les garde pour moi.

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POST-SCRIPTUM · Jean RICHEPIN · Poetry Cove