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1877

IV

Jean RICHEPIN

Puisqu'à mon fauve amour tu voulus te soumettre, Il faudra désormais le nourrir comme un maître ; Et tu sais qu'il est plein d'appétits exigeants. Un féroce mangeur ! Il n'est pas de ces gens

Qu'un morceau de pain sec rassasie et contente. Ce qu'il demande, lui, c'est ta chair palpitante, C'est ton corps tout entier, c'est ton être absolu ; Et tout le nécessaire et tout le superflu

Seront à peine assez pour notre convoitise. Madame, il faut nourrir le feu, quand on l'attise.

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