Skip to content
1894

II

Jean RICHEPIN

Aussi bien, après tout, puisque je suis ici En train de m’excuser, ô lecteur bénévole Qui jugeras si mon espérance était folle Ou si mes orgueilleux projets ont réussi,

Il faut de bout en bout que tu sois éclairci. Avant que mon esquif ouvre l’aile et s’envole, En style familier, sans ornement frivole, Je vais pour mon audace implorer ta merci.

Assez de mauvais gas à sinistre figure Me jetteront du quai quelque mauvais augure Pour ameuter sur moi les colères du vent ! Je veux que ton souhait me conduise au mouillage,

Et que ta voix sans haine au départ me suivant Pour bénédiction m’envoie un : — Bon voyage !

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
II · Jean RICHEPIN · Poetry Cove