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1894

ENCORE ELLE

Jean RICHEPIN

Puis, quand même viendrait ce funèbre moment Où ton âme, quittant un corps qui se crevasse, Devrait s’évanouir à jamais de ta face, Ta place resterait marquée au firmament.

Vers ce trou noir, privé de ton scintillement. Toujours et malgré tout et quoi que l’ombre y fasse, Toujours se tournera dans son amour vivace L’invincible désir qui jaillit de l’aimant.

De cette amour fidèle et qu’il te garde entière. Toujours il trouvera dans le grand cimetière La tombe obscure et chère où tu reposeras, Et sans qu’à t’oublier jamais on se résigne

Nous lèverons encor nos regards et nos bras Vers la place immuable où son doigt nous fait signe.

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