Hurrah ! Que notre nuit toujours recommencée
Soit comme une bataille aux aveuglants éclairs
Qui fasse évanouir le jour dans mes yeux clairs !
Et tant mieux si ma mort doit en être avancée !
Redouble de caresse et de rage insensée,
Jusqu'à vider mes os, jusqu'à rompre mes nerfs !
Dans des spasmes pareils au rut fauve des cerfs,
Fais saigner largement mon corps et ma pensée !
Tu peux m'ouvrir le ventre et me casser les reins.
Frappe ! Je ne crains pas la mort. Ce que je crains,
C'est que ta soif d'aimer ne soit pas assouvie ;
Et je veux t'enivrer sans fin, jusqu'au moment
Où, les yeux effarés, tu briseras ma vie
Comme un ouvrier soûl brise son instrument,