Moi, le Barreur de poupe et le Veilleur de proue Qui connus le soufflet des lames sur ma joue, Le vent s’échevelant au travers de l’écume, L’eau claire de l’amphore et la cendre de l’urne,
Et, clarté silencieuse ou flamme vermeille, La torche qui s’embrase et la lampe qui veille. Le degré du palais et le seuil du décombre Et l’accueil aux yeux d’aube et l’exil aux yeux d’ombre
Et l’amour qui sourit et l’amour qui sanglote Et le manteau sans trous que l’âpre vent fait loque Et le fruit mûr saignant et la tête coupée Au geste de la serpe ou au vol de l’épée ;
Va, vagabond des vents, des routes et des flots, De la course marine ou du choc des galops. Moi qui garde toujours le bruit et la rumeur De la corne du pâtre et du chant du rameur,
Me voici, revenu des grands pays lointains De pierre et d’eau, et toujours seul dans mon destin Et nu, debout encor à l’avant de la proue Impétueuse qui dans l’écume s’ébroue ;
Et j’entrerai brûlé de soleil et de joie, Carène qui se cabre et vergue qui s’éploie, Avec les grands oiseaux d’or pâle et d’argent clair, J’entrerai par la Porte ouverte sur la Mer !
Moi, le Barreur de poupe et le Veilleur de proue Qui connus le soufflet des lames sur ma joue, Le vent s’échevelant au travers de l’écume, L’eau claire de l’amphore et la cendre de l’urne,
Et, clarté silencieuse ou flamme vermeille, La torche qui s’embrase et la lampe qui veille. Le degré du palais et le seuil du décombre Et l’accueil aux yeux d’aube et l’exil aux yeux d’ombre
Et l’amour qui sourit et l’amour qui sanglote Et le manteau sans trous que l’âpre vent fait loque Et le fruit mûr saignant et la tête coupée Au geste de la serpe ou au vol de l’épée ;
Va, vagabond des vents, des routes et des flots, De la course marine ou du choc des galops. Moi qui garde toujours le bruit et la rumeur De la corne du pâtre et du chant du rameur,
Me voici, revenu des grands pays lointains De pierre et d’eau, et toujours seul dans mon destin Et nu, debout encor à l’avant de la proue Impétueuse qui dans l’écume s’ébroue ;
Et j’entrerai brûlé de soleil et de joie, Carène qui se cabre et vergue qui s’éploie, Avec les grands oiseaux d’or pâle et d’argent clair, J’entrerai par la Porte ouverte sur la Mer !
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