Skip to content
1897

Odelette XI

Henri RÉGNIER

Chante si doucement que j’entendeChante si doucement que j’entende À travers ta voix d’autres voix,À travers ta voix d’autres voix, Sa tendresse sera plus tendreSa tendresse sera plus tendre Si tu cueilles en une brancheSi tu cueilles en une branche

Le murmure de tout le bois.Le murmure de tout le bois. Écoute, cette vague m’apporteÉcoute, cette vague m’apporte L’écho lointain de toute la mer,L’écho lointain de toute la mer, Et sa rumeur profonde et forteEt sa rumeur profonde et forte

Déferle toute en ce bruit clair ;Déferle toute en ce bruit clair ; Ton pas, sur le seuil de ma porte,Ton pas, sur le seuil de ma porte, Sandales d’or, talon de fer,Sandales d’or, talon de fer, — Que la corbeille que tu portes— Que la corbeille que tu portes

Soit de jonc noir ou d’osier vert,Soit de jonc noir ou d’osier vert, Pleine de fleurs ou de feuilles mortes —Pleine de fleurs ou de feuilles mortes — Ton pas sur le seuil de ma porteTon pas sur le seuil de ma porte C’est la Vie et toute la VieC’est la Vie et toute la Vie

Qui entre et marche dans ma vie,Qui entre et marche dans ma vie, Sandale souple ou talon lourd,Sandale souple ou talon lourd, Douce ou farouche,Douce ou farouche, Et le baiser nu de sa boucheEt le baiser nu de sa bouche

Est tout l’Amour.Est tout l’Amour.

Cookies on Poetry Cove

We use cookies to remember your language preference and — only with your consent — to learn how Poetry Cove is used. You can change your mind any time.
Odelette XI · Henri RÉGNIER · Poetry Cove