Viens ! la douceur de vivre éclôt dans nos pensées Et les Ombres avec les Heures sont passées, Une à une, portant à leurs mains, une à une, L’argent clair de la coupe et l’argile de l’urne
Avec des palmes d’or, avec des grappes d’ambre, Et celle-ci traînant, qui résiste et se cambre, Par les cornes, un grand bouc noir barbu de roux Qui mord un bouquet vert de ciguë et de houx,
Et celle-là passant le long de la colline Et près du lac, parmi le cortège des cygnes, Et celle qui riait et celle qui pleurait, Et celle qui semblait sortir de la forêt,
Et l’autre qui semblait s’en aller vers la mer ; Et toutes, tour à tour, sur l’Orient plus clair. Avec la coupe, avec le bouc et avec l’urne Et les palmes et les grappes et une à une
Disparaissaient, laissant, lentes dans nos pensées, Le sourire en passant de leurs bouches lassées. Viens ! la douceur de vivre éclôt dans nos pensées Et les Ombres avec les Heures sont passées,
Une à une, portant à leurs mains, une à une, L’argent clair de la coupe et l’argile de l’urne Avec des palmes d’or, avec des grappes d’ambre, Et celle-ci traînant, qui résiste et se cambre,
Par les cornes, un grand bouc noir barbu de roux Qui mord un bouquet vert de ciguë et de houx, Et celle-là passant le long de la colline Et près du lac, parmi le cortège des cygnes,
Et celle qui riait et celle qui pleurait, Et celle qui semblait sortir de la forêt, Et l’autre qui semblait s’en aller vers la mer ; Et toutes, tour à tour, sur l’Orient plus clair.
Avec la coupe, avec le bouc et avec l’urne Et les palmes et les grappes et une à une Disparaissaient, laissant, lentes dans nos pensées, Le sourire en passant de leurs bouches lassées.
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