Ce matin est si clair, si pur et si limpide Que les cloches, qui l'ont à l'aurore éveillé En sa douceur soyeuse et en sa fraîcheur vive, Semblent tinter au ciel, où longtemps elle vibre,
Une gamme d'argent et de cristal mouillé. Midi. Le fort soleil accable la ramure Et verse ses rayons sur les choses et pleut Sa lumière éclatante, impitoyable et dure ;
Et les cloches, dans l'air qui brûle leur murmure, Semblent fondre les gouttes d'or de l'heure en feu. Les cloches de ce soir ont des rumeurs de bronze Comme si se heurtaient entre eux des fruits d'airain
Et, mûres maintenant pour la nuit et pour l'ombre, Elles sonnent au fond d'un ciel d'où filtre et tombe La cendre qui succède au crépuscule éteint. Le jour renaîtra-t-il de la nuit taciturne ?
La vie est-elle morte avec lui sourdement ? Vous entendrai-je encore, ô cloches, une à une, Recommencer—Espoir, Amour, Regret—chacune Votre bruit tour à tour d'or, de bronze et d'argent ?
Ce matin est si clair, si pur et si limpide Que les cloches, qui l'ont à l'aurore éveillé En sa douceur soyeuse et en sa fraîcheur vive, Semblent tinter au ciel, où longtemps elle vibre,
Une gamme d'argent et de cristal mouillé. Midi. Le fort soleil accable la ramure Et verse ses rayons sur les choses et pleut Sa lumière éclatante, impitoyable et dure ;
Et les cloches, dans l'air qui brûle leur murmure, Semblent fondre les gouttes d'or de l'heure en feu. Les cloches de ce soir ont des rumeurs de bronze Comme si se heurtaient entre eux des fruits d'airain
Et, mûres maintenant pour la nuit et pour l'ombre, Elles sonnent au fond d'un ciel d'où filtre et tombe La cendre qui succède au crépuscule éteint. Le jour renaîtra-t-il de la nuit taciturne ?
La vie est-elle morte avec lui sourdement ? Vous entendrai-je encore, ô cloches, une à une, Recommencer—Espoir, Amour, Regret—chacune Votre bruit tour à tour d'or, de bronze et d'argent ?
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