Si ta galère haute au sable de la grève, Lasse du long voyage ou de la course brève De ses voiles en ailes sur les prés de l’eau, Enfonce l’éperon de son dur bec d’oiseau
Et crispe aux algues d’or les serres de ses rames, Ô Voyageur vieilli par l’écume des lames Qui poudra tes cheveux du sel des flots marins, De ton pied nu posé dans l’île aux cent chemins
Fouleras-tu les fleurs, heurteras-tu les pierres ? Est-ce le marais morne ou la fontaine claire Qui t’attire par son silence de miroir Ou sa chanson qui rit en larmes dans le soir ?
Iras-tu, pas à pas, avec tes mains prudentes, Visiter la maison et rallumer la lampe Et grave, heure par heure, y attendre le jour Ou, tragique, enivré du péril où tu cours,
Vers la grotte funeste et l’antre monstrueux, Dans l’ombre formidable où tu hurles comme eux, Belluaire divin et fabuleux bourreau, Tordre la double corne au front du noir taureau ?
Si ta galère haute au sable de la grève, Lasse du long voyage ou de la course brève De ses voiles en ailes sur les prés de l’eau, Enfonce l’éperon de son dur bec d’oiseau
Et crispe aux algues d’or les serres de ses rames, Ô Voyageur vieilli par l’écume des lames Qui poudra tes cheveux du sel des flots marins, De ton pied nu posé dans l’île aux cent chemins
Fouleras-tu les fleurs, heurteras-tu les pierres ? Est-ce le marais morne ou la fontaine claire Qui t’attire par son silence de miroir Ou sa chanson qui rit en larmes dans le soir ?
Iras-tu, pas à pas, avec tes mains prudentes, Visiter la maison et rallumer la lampe Et grave, heure par heure, y attendre le jour Ou, tragique, enivré du péril où tu cours,
Vers la grotte funeste et l’antre monstrueux, Dans l’ombre formidable où tu hurles comme eux, Belluaire divin et fabuleux bourreau, Tordre la double corne au front du noir taureau ?
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