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1897

L'Accueil

Henri RÉGNIER

Si tu veux que, ce soir, à l’âtre je t’accueille Jette d’abord la fleur, qui de ta main s’effeuille ; Son cher parfum ferait ma tristesse trop sombre ; Et ne regarde pas derrière toi vers l’ombre

Car je te veux, ayant oublié la forêt Et le vent et l’écho et ce qui parlerait Voix à ta solitude ou pleurs à ton silence ! Et debout, avec ton ombre qui te devance,

Et hautaine sur mon seuil, et pâle, et venue Comme si j’étais mort ou que tu fusses nue !

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