J’ai vu dans mon miroir où s’est connu mon songe, Face à face et parmi des guirlandes de bronze, Le sourire qu’avait ma joie ou ma tristesse ; C’est là que j’ai trouvé cette autre que je cherche
Dans ma voix, dans mon pas sur les feuilles séchées, Dans ce que ma mémoire a dit à mes pensées, Dans ce que le silence apprenait à mon ombre ; Et la voici parmi les guirlandes de bronze
Qui me regarde enfin avec mes propres yeux. Ô mystère d’être la seule toutes deux, Moi l’anxieuse, aussi, de cette autre anxieuse ! Ô double solitude où chacune était seule
Et d’où chacune enfin pour se voir est venue Et pour être plus près encor s’est mise nue ; Et je sais maintenant, sœur pareille aux fontaines, Le sourire à jamais de ma face certaine
Autour de qui se crispe un feuillage de bronze Où la gloire à mon front par un laurier s’annonce, Et debout devant moi je fais avec mes mains L’offrande de mes jours à mes graves destins !
J’ai vu dans mon miroir où s’est connu mon songe, Face à face et parmi des guirlandes de bronze, Le sourire qu’avait ma joie ou ma tristesse ; C’est là que j’ai trouvé cette autre que je cherche
Dans ma voix, dans mon pas sur les feuilles séchées, Dans ce que ma mémoire a dit à mes pensées, Dans ce que le silence apprenait à mon ombre ; Et la voici parmi les guirlandes de bronze
Qui me regarde enfin avec mes propres yeux. Ô mystère d’être la seule toutes deux, Moi l’anxieuse, aussi, de cette autre anxieuse ! Ô double solitude où chacune était seule
Et d’où chacune enfin pour se voir est venue Et pour être plus près encor s’est mise nue ; Et je sais maintenant, sœur pareille aux fontaines, Le sourire à jamais de ma face certaine
Autour de qui se crispe un feuillage de bronze Où la gloire à mon front par un laurier s’annonce, Et debout devant moi je fais avec mes mains L’offrande de mes jours à mes graves destins !
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