Il passe un vol d'oiseaux sauvages
Sur la lune, au sommet des monts.
Sur moi s'étendent les ravages
Des maux soufferts quand nous aimons.
Sur un pic un volcan s'allume,
Le vol des oiseaux tourne autour.
Devant mon cœur qui se consume
Volent de vains rêves d'amour.
Puis, lune, oiseaux, montagne et flamme,
Tout se perd dans l'immense nuit.
Et j'ai la nuit aussi dans l'âme ;
Car je suis seul, et l'heure fuit.