LA-BAS OÙ l'on espère encor,
Là-bas sur la céleste grève
Où le sable est fait d'astres d'or,
Quand pourrons-nous fuir, ô mon rêve,
O mon rêve ?
Peut-être, pour nous, luira-t-il,
Hors de la vie obscure et brève.
Le jour sans fin, l'éther subtil
Qui nous fera purs, ô mon rêve,
O mon rêve ?
Plus de blessures d'où le sang
Sur nos espoirs coule sans trêve !
Nous planerons, nous enlaçant,
Perdus l'un dans l'autre, ô mon rêve,
O mon rêve !