Au bord du lac, je rêve et me recueille ;
Le vent du soir incline les roseaux.
Eu vains regrets mon cœur triste s'effeuille ;
Les nénuphars s'effeuillent sur les eaux.
Les nénuphars s'effeuillent sur les eaux,
Voguent au large ainsi que des nacelles,
Puis tout à coup s'envolent en oiseaux,
Au firmament ouvrant leurs blanches ailes.
Au firmament ouvrant leurs blanches ailes,
Ils vont, ils vont, toujours plus loin des yeux ;
Déjà leurs corps lancent des étincelles.
Chaque oiseau blanc est une étoile aux cieux.
Chaque oiseau blanc est une étoile aux cieux ;
Et maintenant chaque étoile brisée
Tombe et devient, dans l'air silencieux,
La goutte d'eau, perle de la rosée.
La goutte d'eau, perle de la rosée,
Fait refleurir nénuphars et roseaux.
L'ivresse calme, à son tour, s'est posée
Sur mon cœur triste, errant au bord des eaux.